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Cancun 2016 : Capsule Temporelle

  • 7 mai 2016
  • 9 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

ANNIE TOUPIN • BLOG VOYAGE • 7 MAI





Bien avant LAVOYAGEUSE, il y avait déjà cette fascination pour le Mexique.


CAPSULE TEMPORELLE 🕰️


Cet article fait partie de mes archives de voyage. Les lieux, hôtels, services et informations dont je parle correspondent à ce que j’ai vécu au moment du voyage et peuvent avoir changé depuis.


J’ai choisi de conserver ces anciens récits plutôt que de les supprimer parce qu’ils racontent quelque chose qu’un guide de voyage ne pourra jamais raconter : mon évolution comme voyageuse.


Et celui-ci me ramène en mai 2016, à Cancún.



Relire ce voyage dix ans plus tard


J’ai récemment replongé dans un article que j’avais écrit à mon retour de Cancún en 2016.


Et comment dire…


J’avais BEAUCOUP de choses à raconter. 😂


Chaque repas. Chaque cocktail. Chaque promenade. La température de l’eau. L’odeur de la mer. Le bruit des vagues. Le vent chaud. Les couchers de soleil…


Absolument. Tout.


Mais derrière les longueurs de mon ancien journal de voyage, j’ai retrouvé quelque chose de beaucoup plus intéressant.


Des phrases que j’avais complètement oubliées.


Parce qu’en 2016, bien avant que le Mexique devienne une destination que je connaisse aussi bien, bien avant tous les voyages qui allaient suivre et bien avant LAVOYAGEUSE, j’écrivais déjà que je rêvais d’y vivre.


Alors plutôt que d’effacer cet ancien article, j’ai décidé de le transformer en capsule temporelle.



Retour en 2016.


Quelques jours à Cancún en amoureux


Pour ce voyage, Martin et moi avions laissé les enfants à la maison pour nous offrir une semaine à deux à Cancún.


Nous séjournions au Riu Cancún, directement dans la zone hôtelière.


À cette époque, ma façon de voyager était évidemment différente de celle que j’ai aujourd’hui.


Je n’avais pas encore ce réflexe professionnel d’analyser chaque hôtel, de noter les avantages et les inconvénients d’une plage ou de penser au contenu que j’allais pouvoir créer avec ce que je découvrais.


J’étais simplement en vacances.


Mais en relisant mon récit, je remarque qu’il y avait déjà quelque chose qui me ressemble encore énormément aujourd’hui :


j’étais incapable de rester enfermée dans mon resort.


J’avais besoin de sortir.


Marcher.


Observer.


Voir ce qu’il y avait autour.


Et découvrir Cancún autrement que depuis ma chaise longue.


Partir marcher… et voir où ça nous mène


Une journée, après le déjeuner, nous avons simplement décidé de partir marcher sur la plage.


Pas d’excursion.


Pas vraiment de plan.


Nous avons marché environ 45 minutes jusqu’à Playa Tortugas.


Sur le chemin, nous regardions les bateaux, les propriétés qui bordaient la plage et tout ce qui se passait autour de nous.


J’avais même trouvé un magnifique coquillage que j’avais filmé avec ma GoPro.


Oui, ma GoPro.


On est bien en 2016.


Puis nous avons décidé de revenir vers la zone hôtelière par la rue.


Encore environ 45 minutes de marche.


Sous le soleil de Cancún.


Aujourd’hui, avec dix ans de recul, je me demande un peu pourquoi nous n’avons pas simplement pris l’autobus. Mais je vais avouer que j'aime encore marcher longtemps à Cancún.


La faim a finalement gagné et nous nous sommes arrêtés au restaurant El Marinero’s pour manger des fajitas.


Nous avons ensuite poursuivi notre chemin jusqu’à Plaza Kukulcán avant de prendre l’autobus pour Isla Shopping Mall.


Et j’avais une mission.


Je voulais absolument trouver un collier ou un bracelet représentant la Vierge de Guadalupe.


Malgré tous les bijoux que j’ai regardés, je n’ai jamais trouvé exactement ce que je cherchais.


Un détail complètement banal, mais que je trouve drôle de retrouver aujourd’hui dans mes archives.


Parce que mes voyages ont toujours été remplis de petites missions du genre.



Un coucher de soleil sur la lagune Nichupté


Cette journée-là, nous avons énormément marché.


À un moment, nous nous sommes arrêtés près de la lagune Nichupté.


Le soleil descendait tranquillement sur l’horizon et se reflétait sur l’eau.


Et dans mon texte de 2016, j’avais écrit :


« Wow, c’est pour ça que j’aime tant le Mexique. »


Cette petite phrase m’a fait sourire.


Parce qu’elle résume finalement assez bien quelque chose qui est toujours vrai aujourd’hui.


Il n’est pas toujours nécessaire de faire une excursion spectaculaire pour que je tombe encore une fois sous le charme du Mexique.


Parfois, il suffit simplement de s’arrêter quelque part et de regarder autour de soi.



Quand le voyage décide du programme à notre place


Le lendemain matin, changement de programme.


Martin était malade.


Lui était persuadé que les frites mangées au buffet la veille étaient responsables.


Moi, je pensais plutôt qu’il avait pris un bon coup de chaleur.


Qui avait raison?


Aucune idée.


Mais une chose était certaine : il n’était pas question de partir explorer Cancún cette journée-là.


Je suis donc descendue déjeuner seule et je lui ai rapporté quelques fruits. Le reste de la journée s’est principalement déroulé entre la chambre climatisée pour lui et le balcon pour moi.


Et quel balcon.


Nous étions au 12e étage et j’avais une vue incroyable sur la mer.


J’ai passé une bonne partie de la journée simplement à observer ce qui se passait en bas : les gens sur la plage, la piscine, les bateaux et cette eau turquoise qui semble changer de couleur selon l’heure de la journée.


En fin d’après-midi, Martin commençait finalement à aller mieux.


Nous avons mangé quelque chose au buffet et fait une petite promenade sur le resort en soirée.


Une journée très tranquille.


Mais elle fait partie du voyage elle aussi.



4 mai : retour à Isla Mujeres


Le lendemain, Martin avait retrouvé suffisamment d’énergie pour repartir.


Direction : Isla Mujeres.


Nous avons commencé la journée avec un café avant de retourner chercher nos maillots et notre sac de plage.


Puis nous avons pris le ferry.


En arrivant sur l’île, nous avons loué un kart de golf pour partir nous promener.


C’était la première fois que je revenais à Isla Mujeres depuis mon tout premier voyage à Cancún, environ cinq ans auparavant.


Et en relisant ce que j’en écrivais à l’époque, je reconnais déjà ce qui me plaisait dans l’île.


Je trouvais qu’Isla Mujeres offrait un contraste avec la zone hôtelière de Cancún.


Les petites rues.


Les boutiques.


Les restaurants.


Les couleurs.


Les gens qui circulaient en vélo, en scooter ou en kart de golf.


L’ambiance me semblait plus décontractée et j’adorais simplement me promener et regarder ce qui se passait autour de moi.


Nous avons passé une bonne partie de la journée à explorer l’île.


Et évidemment, nous avons magasiné un peu.


Martin avait notamment acheté une petite chemise en lin à Jackson.


Puis, vers 17 h…


Le ciel s’est ouvert.


Courir sous une pluie tropicale


Une grosse averse s’est abattue sur Isla Mujeres au moment où nous devions retourner notre kart.


Et quand je dis grosse averse…


En quelques minutes, les rues étaient remplies d’eau.


Nous étions complètement trempés et nous avons dû courir sous la pluie pour arriver au ferry à temps.


Et tu sais quoi?


C’est probablement l’un des souvenirs les plus vivants que j’ai de cette journée.


Pas une excursion.


Pas quelque chose qu’on avait payé.


Pas une photo parfaite.


Juste nous deux, complètement trempés, courant dans les rues d’Isla Mujeres.


C’est souvent ça, les meilleurs souvenirs de voyage.


Les affaires qui n’étaient absolument pas prévues.



Une phrase écrite en 2016 qui me fait sourire aujourd’hui


De retour au Riu Cancún ce soir-là, nous avons soupé et assisté à un spectacle maya présenté sur la scène extérieure.


Puis je suis remontée dans notre chambre et j’ai écrit ceci :


« Je ne peux m’empêcher de songer à combien j’aimerais m’établir ici à temps plein. Le Mexique a ce charme irrésistible qui me fait rêver d’une nouvelle vie sous le soleil. »


Et celle-là…


Je ne pouvais pas l’enlever de l’article.


Parce que je l’ai écrite en mai 2016.


Aujourd’hui, je peux regarder cette phrase avec dix années de recul.


Mais celle qui l’écrivait à l’époque n’avait aucune idée de la suite.


Elle savait seulement qu’elle était attirée par cet endroit.


Et apparemment, pas à peu près.



5 mai : absolument rien au programme


Le 5 mai était consacré à quelque chose qu’on oublie parfois de faire en voyage :


rien.


Déjeuner.


Plage.


Piscine.


Cocktails.


Retour à la plage.


Encore des cocktails.


En relisant mon journal, j’ai d’ailleurs constaté que les margaritas, les daiquiris et les piña coladas occupaient une place assez importante dans mon analyse très scientifique du Riu Cancún. 😂


Nous avons essayé la piscine située entre les bâtiments de l’hôtel.


Mauvaise idée.


Elle était pratiquement toujours à l’ombre et le vent s’engouffrait entre les bâtiments.


L’eau était beaucoup trop froide à mon goût.


Nous n’avons donc pas réfléchi très longtemps avant de retourner nous installer sur la plage.


Soleil, mer, cocktails et aucune obligation.


C’était exactement ce dont nous avions besoin.



La dernière vraie journée au paradis


Puis est arrivée cette journée que je déteste toujours autant aujourd’hui.


La dernière journée complète.


On s’est levés un peu plus tard et nous avons profité d’un déjeuner tranquille avant de retourner à la plage.


Je commençais déjà à penser au retour.


Les enfants me manquaient, évidemment.


Mais comme je l’avais écrit à l’époque : j’aurais préféré les avoir avec moi au Mexique plutôt que devoir quitter le Mexique pour les retrouver. 😂


Cette journée-là, nous n’avons pas cherché à faire grand-chose.


Nous avons profité.


La plage.


Le soleil.


Les vendeurs ambulants.


La musique.


Les gens autour de nous.


Et probablement quelques cocktails de trop.


D’ailleurs, mon journal de 2016 précise qu’en fin d’après-midi, après « quelques — ou peut-être plusieurs — cocktails », nous appelions nos amis en vidéo en riant comme deux ados.


Au moins, j’étais honnête.


Puis le soleil a commencé à descendre.


Et le petit pincement de la dernière soirée est arrivé.


Il fallait retourner à la chambre.


Et surtout…


faire les valises.


Le Mexique, je reviendrai


Ce soir-là, j’ai écrit une autre phrase que je n’ai pas voulu modifier :


« Le Mexique, tu restes dans mon cœur et je reviendrai te voir, c’est promis. »


Bon.


On peut officiellement confirmer que la promesse a été tenue.


Et pas juste une fois.



7 mai : retour à la réalité


Réveil à 6 h pour notre dernière matinée.


Notre vol était prévu à 11 h 30 et les bagages devaient être au lobby vers 8 h.


Nous avons profité d’un dernier déjeuner et pris quelques dernières photos avant de quitter l’hôtel vers 8 h 30 pour l’aéroport.


Je détestais déjà les journées de retour.


Tout semble soudainement aller trop vite.


Les bagages.


Le bus.


L’aéroport.


L’enregistrement.


La sécurité.


Puis l’attente.


Nous avons mangé une dernière fois au Johnny Rockets avant d’embarquer.


Notre avion s’est finalement dirigé vers la piste.


Et puis…


demi-tour.


Un passager ne se sentait pas bien et l’avion est retourné au terminal.


Après l’intervention nécessaire et près d’une heure d’attente sur le tarmac, il a fallu remettre du carburant avant de pouvoir repartir.


Même le Mexique semblait avoir décidé qu’on n’était pas encore autorisés à partir.


Nous avons finalement décollé et le reste du vol s’est déroulé normalement.


Atterrissage à Montréal vers 17 h 45.


Quelques heures plus tard, je retrouvais les enfants.


Et le lundi suivant, je retournais à l’école.


La vraie vie reprenait.



Ce que je ne savais pas encore


C’est ici que la capsule temporelle devient vraiment intéressante pour moi.


Parce que j’ai retrouvé cette autre phrase dans mon texte original :


« Vivre ma vie au Mexique devient une obsession à chacun de mes voyages ici. »


Je l’avais complètement oubliée.


Mai 2016.


Quand j’ai reli ça dix ans plus tard, ma réaction a est assez simple :


Ben voyons donc. 😂


Je pensais sincèrement que cette idée était arrivée beaucoup plus tard.


Mais non.


Elle était déjà là.


En 2016, je ne savais évidemment pas quelle place le Mexique allait finir par prendre dans ma vie.


Je ne savais pas combien de fois j’allais y retourner.


Je ne connaissais pas encore la destination comme je la connais aujourd’hui.


Je ne savais pas tout ce que j’allais apprendre sur son histoire, sa culture, ses régions et son industrie touristique.


Et LAVOYAGEUSE n’existait pas encore.


Mais ce qui me frappe en relisant mes anciens textes, c’est de constater que ma façon d’aimer voyager était déjà là.


Je ne voulais déjà pas seulement voir une belle plage.


Je voulais sortir de l’hôtel.


Marcher.


Prendre l’autobus.


Explorer une île en kart de golf.


Regarder les gens vivre.


Entrer dans les commerces.


Me perdre un peu.


Comprendre ce qui existait derrière le décor touristique.


Je n’avais simplement pas encore réalisé que cette curiosité allait devenir une partie aussi importante de ma vie.


Pourquoi je conserve ces vieux récits


Je pourrais supprimer mes anciens articles et repartir avec un blogue parfaitement propre, rempli uniquement de guides récents et optimisés.


Mais je pense que je perdrais quelque chose.


Parce que LAVOYAGEUSE ne s’est pas construite du jour au lendemain.


Elle s’est construite voyage après voyage.


Découverte après découverte.


Erreur après erreur aussi.


Et ces archives permettent de retourner voir la voyageuse que j’étais avant d’avoir l’expérience que j’ai aujourd’hui.


Certaines de mes opinions ont changé.


Ma façon de voyager a évolué.


Ma connaissance du Mexique aussi.


Mais la curiosité, elle, était déjà là.


Alors je vais continuer à ouvrir mes vieux albums et mes anciens récits de temps en temps.


Pas pour vous montrer comment il faut voyager aujourd’hui.


Simplement pour raconter comment moi, j’ai appris à voyager.


Et pour la prochaine capsule temporelle…


on avance d’une année.


Direction : Mexique 2017. 🇲🇽


Parce que visiblement, l’histoire entre le Mexique et moi ne faisait que commencer.




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