Crème solaire : ce qu'il faut savoir
Dernière mise à jour : 12 août
ANNIE TOUPIN • BLOG VOYAGE • 31 AOÛT

La crème solaire… le fameux produit qu’on achète en quantité industrielle avant de partir dans le Sud, qu’on traîne partout avec nous et qu’on utilise pourtant souvent tout croche.
J’en ai essayé une tonne au fil des années. En crème, en spray, pour le visage, pour le corps, des pas chères, des beaucoup trop chères, des épaisses qui te donnent l’air d’avoir été roulée dans la farine et d’autres tellement légères que tu te demandes si tu as réellement mis quelque chose.
Mais c’est surtout pendant mon cours en soins esthétiques que j’ai réellement compris comment fonctionne la protection solaire. Et je me suis rendu compte d’une chose : le problème n’est pas toujours la crème solaire qu’on utilise.
Très souvent, c’est la façon dont on l’utilise.
Parce qu’acheter un FPS 50 à 30 $ ne sert pas à grand-chose si tu en mets trois gouttes le matin avant de partir à la plage et que tu considères le dossier réglé pour la journée.
FPS 30, 50, 60… ça veut dire quoi au juste?
Commençons par le fameux FPS : facteur de protection solaire.
Et non, un FPS 30 ne signifie pas que tu peux rester au soleil 30 fois plus longtemps avant de brûler. C’est une façon de l’expliquer qu’on a beaucoup entendue, mais le FPS mesure plutôt la protection contre une certaine quantité de rayonnement UV responsable des coups de soleil. L’intensité du soleil varie énormément selon l’heure, l’endroit où tu te trouves et les conditions.
Pour faire simple : plus le FPS est élevé, plus la protection contre les UVB augmente, mais aucun écran solaire ne bloque 100 % des rayons UV.
Un FPS 30 bloque environ 97 % des UVB lorsqu’il est appliqué correctement. Les FPS plus élevés en bloquent légèrement davantage, mais ils ne durent pas plus longtemps pour autant.
Aujourd’hui, les dermatologues recommandent généralement un écran solaire FPS 30 ou plus, à large spectre UVA/UVB et résistant à l’eau.
Autrement dit, ton FPS 60 n’est pas une cape d’invisibilité contre le soleil. 😂
La quantité : probablement l’erreur la plus fréquente
Ça, c’est une des choses importantes que j’ai apprises pendant ma formation en soins esthétiques : la quantité qu’on applique change énormément la protection qu’on obtient réellement.
Et soyons francs : la majorité d’entre nous n’en met probablement pas assez.
Les écrans solaires sont testés avec une quantité standard d’environ 2 mg de produit par cm² de peau. Pour un adulte qui doit couvrir pratiquement tout son corps, ça représente autour de 30 à 35 ml de crème solaire, selon les recommandations utilisées. L’American Academy of Dermatology donne comme repère environ 1 once, soit l’équivalent d’un petit verre à shooter, tandis que le Cancer Council australien utilise environ 35 ml ou 7 cuillères à thé.
Évidemment, si tu es en robe et que seulement tes bras, tes jambes et ton visage sont exposés, tu n’as pas besoin de vider 35 ml sur toi. 😂 L’idée, c’est surtout de comprendre qu’une petite noisette étirée jusqu’à ce qu’on ne la voie plus n’est probablement pas suffisante.
Et n’oublie pas les grands oubliés : oreilles, cou, dessus des pieds, jambes, mains et cuir chevelu lorsqu’il est exposé.
Quand l’appliquer?
Idéalement, avant de sortir au soleil, plutôt qu’une fois installée sur ta chaise longue avec ton premier pied déjà dans la piscine.
Les recommandations varient légèrement : l’American Academy of Dermatology parle d’environ 15 minutes avant de sortir, alors que le Cancer Council australien recommande environ 20 minutes.
Bref, règle facile à retenir en voyage : crème solaire dans la chambre avant de partir.
Ensuite, on en remet environ toutes les deux heures lorsqu’on est dehors, et après la baignade ou une grosse transpiration. Et oui, même si tu en avais mis « vraiment beaucoup ce matin ».
« Résistant à l’eau » ne veut pas dire invincible
Une crème résistante à l’eau reste une excellente idée pour la plage et la piscine.
Mais résistant à l’eau ne veut pas dire : je me baigne pendant trois heures, je m’essuie avec ma serviette, je transpire, je retourne dans l’eau et ma crème est encore là comme une championne.
Elle ne l’est probablement plus.
Après la baignade, la transpiration ou t’être essuyé, réapplique-la selon les indications du produit.
Et les sprays?
Je les aime pour leur côté pratique, surtout quand on voyage avec des enfants qui semblent soudainement développer la capacité de courir à 42 km/h dès qu’ils voient arriver la bouteille de crème solaire.
Mais il y a un piège : c’est beaucoup plus difficile de savoir si on en a appliqué suffisamment.
Avec un spray, l’American Academy of Dermatology recommande d’en appliquer suffisamment pour que la peau brille, puis de l’étendre avec les mains afin d’obtenir une couverture uniforme.
Donc trois pshitt pshitt en courant derrière ton enfant sur la plage… on peut probablement faire mieux.
Et pour les bébés?
Pour les bébés de moins de 6 mois, la priorité est de limiter l’exposition directe au soleil : ombre, vêtements légers couvrants et chapeau.
L’American Academy of Dermatology recommande idéalement d’éviter la crème solaire avant 6 mois. Si l’ombre et les vêtements ne permettent pas de protéger complètement bébé, une petite quantité d’écran solaire peut toutefois être appliquée sur les zones exposées. À partir de 6 mois, on peut appliquer un écran solaire FPS 30 ou plus sur la peau qui n’est pas protégée par les vêtements.
Crème solaire ou chasse-moustiques en premier?
Question particulièrement pertinente quand tu pars dans le Sud et que les moustiques ont décidé que toi, personnellement, tu étais le buffet de la soirée.
Retient simplement :
Crème solaire d’abord. Chasse-moustiques ensuite.
Pas besoin de transformer ta routine en expérience de laboratoire.
Une crème de jour avec FPS, est-ce suffisant?
Ça dépend surtout de la protection indiquée et de la quantité réellement appliquée.
Un produit pour le visage peut très bien offrir une protection solaire adéquate s’il possède un FPS suffisant, une protection à large spectre et qu’il est utilisé en quantité appropriée. Le problème, c’est qu’on applique généralement notre crème de jour ou notre maquillage en beaucoup plus petite quantité qu’un véritable écran solaire.
Personnellement, pour une journée complète à visiter, à la plage ou en excursion sous le soleil du Mexique, je préfère ne pas compter uniquement sur le petit FPS de mon maquillage.
La meilleure crème solaire?
Celle que tu vas réellement utiliser.
Sérieusement.
Crème, gel, lotion, bâton, minérale, chimique… il existe énormément de formulations et l’American Academy of Dermatology souligne justement que le choix dépend beaucoup des préférences et du type de peau. Ce qui compte surtout, c’est de choisir une protection large spectre, FPS 30 ou plus et résistante à l’eau, puis de l’utiliser correctement.
Parce qu’une excellente crème solaire qui reste dans ta chambre d’hôtel pendant que tu es à Isla Mujeres ne protège absolument rien.
Et finalement…
La crème solaire n’est pas là pour nous permettre de cuire huit heures au soleil sans conséquence. Elle fait partie d’un ensemble : chercher de l’ombre quand c’est possible, porter un chapeau, des lunettes de soleil, des vêtements couvrants lorsque nécessaire et éviter de considérer notre FPS comme une armure.
C’est probablement la chose la plus importante que j’ai retenue de mes cours en soins esthétiques : comprendre un produit permet de beaucoup mieux l’utiliser.
Et aujourd’hui, avec toutes mes heures passées sous le soleil du Mexique, disons que la crème solaire et moi, on entretient une relation très sérieuse.
Annie, La Voyageuse
Si tu prépares un voyage dans le Sud et que tu te demandes quoi apporter, quoi prévoir ou quelles petites erreurs éviter, c’est exactement le genre de choses dont j’aime jaser ici. Parce qu’un coup de soleil couleur homard le deuxième jour des vacances… ça aussi, c’est un souvenir de voyage, mais pas nécessairement celui qu’on voulait ramener. 😅
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