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Riviera Maya 2017: Capsule temporelle

  • 3 oct. 2017
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

ANNIE TOUPIN • BLOG VOYAGE • 2 OCTOBRE





Il y a des voyages qu’on se rappelle pour les endroits visités, d’autres pour les aventures vécues. Et puis il y a ceux qui deviennent une petite capsule temporelle de notre vie.


Ce voyage au Mexique en 2017 fait partie de ceux-là.


J’étais enceinte, nous voyagions avec les enfants et, sans le savoir, nous étions en train de créer des souvenirs que je regarderais complètement différemment plusieurs années plus tard.


À cette époque, ma façon de voyager était aussi différente de celle que j’ai aujourd’hui. Je connaissais déjà le Mexique et je l’aimais énormément, mais je n’avais pas encore développé cette curiosité presque obsessive que j’ai maintenant pour son histoire, ses quartiers, ses habitudes, sa culture et tout ce qui existe derrière les hôtels.


En 2017, on était simplement là pour profiter des vacances en famille.


Et ça faisait parfaitement notre affaire.



Des vacances au rythme des enfants


Une bonne partie de nos journées se passait entre la plage, la piscine et l’hôtel.


Les enfants pouvaient passer des heures dans l’eau pendant que Martin et moi profitions du soleil et de la mer. Avec ma grossesse, je n’avais évidemment pas l’intention de transformer nos vacances en marathon d’excursions.


On prenait notre temps.


Et quand je regarde les photos aujourd’hui, je réalise que ce sont justement ces moments ordinaires qui sont devenus extraordinaires avec les années.


Les enfants qui jouent dans l’eau. Les repas. Les petites promenades dans l’hôtel. Les photos prises sans vraiment réfléchir.


Sur le coup, ce n’était que notre quotidien en vacances.


Aujourd’hui, c’est une époque entière de notre famille que je retrouve dans ces images.



Une journée à Isla Mujeres


L’une des journées qui ressort particulièrement de ce voyage est celle passée à Isla Mujeres.


Nous avions pris le bateau pour aller découvrir l’île et, comme celui-ci ne devait nous ramener qu’à 18 h, nous avions encore plusieurs heures devant nous.


Alors nous avons loué un kart de golf.


Encore aujourd’hui, je trouve que c’est l’une des façons les plus agréables de parcourir Isla Mujeres. On avance à notre rythme, on arrête quand quelque chose attire notre attention et on découvre tranquillement une autre facette de l’île.


Nous avons parcouru les rues, croisé quelques chiens et visité un cimetière face à la mer.


C’est drôle les choses dont on se souvient des années plus tard. Pas nécessairement les attractions qu’on avait prévu de voir, mais un chien croisé sur le bord d’une route, une rue, une vue ou une scène complètement banale.


Nous avons ensuite passé la fin de l’après-midi à la plage.


Le sable était chaud, l’eau turquoise et le soleil frappait fort. Et puis des pélicans se sont mis à voler autour de nous, tellement près qu’on avait presque l’impression de pouvoir les toucher.


Un de ces petits moments imprévus qui finissent par devenir un des souvenirs marquants d’une journée.


Vers 17 h 30, nous avons rendu notre kart et sommes retournés prendre le bateau.


Les enfants étaient complètement épuisés.


Jackson s’est endormi pendant la traversée, bercé par le mouvement du bateau, pendant qu’Ilyana regardait le soleil descendre sur l’eau.


Nous sommes finalement arrivés à l’hôtel vers 20 h.


Direction le buffet pour souper rapidement avant d’aller se reposer.


Et je dois dire qu’à ce stade du voyage, le buffet commençait sérieusement à me sortir par les oreilles.


Même en 2017, visiblement, j’avais déjà mes limites avec les buffets répétitifs.



Les derniers jours


Le 30 septembre, nous avons décidé de prendre les choses beaucoup plus tranquillement et de passer la journée à l’hôtel.


Nous avons exploré davantage le resort et fait un arrêt à la petite boutique de souvenirs.


J’ai aussi pris des photos de notre chambre et même du buffet.


À l’époque, je photographiais beaucoup de petits détails simplement pour garder des souvenirs. Aujourd’hui, ce sont exactement les photos que je suis contente d’avoir parce qu’elles permettent de revoir les endroits tels qu’ils étaient réellement.


Nous avons ensuite passé une bonne partie de la journée entre la plage et la piscine.


Les enfants construisaient des châteaux de sable, jouaient dans l’eau et profitaient de leurs dernières journées de vacances.


Puis Jackson s’est coupé un orteil sur le bord carrelé de la piscine.


Rien de dramatique, heureusement, mais suffisamment pour qu’on décide de rentrer à la chambre afin de nettoyer sa coupure et lui mettre un pansement.


Et comme si la journée avait décidé qu’on en avait assez fait, la pluie s’est mise à tomber.


Pas une petite pluie fine.


Une vraie pluie tropicale.


Nous sommes donc restés à la chambre pendant qu’elle tombait à grosses gouttes dehors.



Voyager enceinte


Évidemment, il y avait quelque chose de très différent dans ce voyage : j’étais enceinte.


À quelques semaines de l’arrivée du bébé, je savais que notre vie allait bientôt changer.


À l’époque, j’y pensais beaucoup. À l’organisation, aux nuits plus courtes, à la nouvelle routine qui nous attendait et à la façon dont nous allions trouver notre nouvel équilibre familial.


En relisant mon ancien journal, je souris parce que je réalise à quel point cette grossesse occupait mes pensées.


Et c’est normal.


J’étais littéralement en train de voyager avec un futur membre de notre famille qui n’avait pas encore officiellement fait son entrée dans le monde.


Ce voyage représentait donc aussi les derniers moments de notre famille telle qu’elle existait à ce moment précis.



Un 1er octobre plutôt gris


Notre dernière journée complète au Mexique n’a pas exactement été celle qu’on aurait commandée à Dame Nature.


La pluie était encore là.


Après le déjeuner, nous avons quand même sorti la GoPro pour filmer un peu le resort.


Même sous la pluie, le paysage tropical avait quelque chose de beau. Les palmiers, la végétation et la mer ne disparaissent pas simplement parce que le ciel devient gris.


Nous avons marché un peu et filmé nos derniers moments avant de passer une partie de l’après-midi au lobby.


La pluie, elle, n’avait visiblement aucune intention de collaborer.


Alors plutôt que de courir après le soleil, nous avons simplement profité de notre dernière journée comme elle venait.


Puis est arrivé le moment que je n’aime jamais en voyage : faire les valises.


Plier les vêtements.


Rassembler les souvenirs.


Vérifier sous les lits quinze fois parce qu’avec des enfants, il y a statistiquement toujours quelque chose qui essaie de rester au Mexique.


Et tranquillement, notre chambre de vacances est redevenue une simple chambre d’hôtel.


Notre vol était prévu autour de midi le lendemain et le transport devait venir nous chercher vers 8 h.


Les vacances tiraient officiellement à leur fin.



Le 2 octobre : retour à la maison


Le réveil a sonné à 6 h.


Dernier matin au Mexique.


Nous avons rassemblé les bagages et sommes descendus prendre un dernier petit-déjeuner au buffet avant l’arrivée de notre transport.


Et évidemment, après la pluie des derniers jours…


le soleil brillait.


Classique.


Le bus est arrivé vers 8 h pour nous conduire à l’aéroport.


Une fois les formalités terminées, nous avons mangé chez Johnny Rockets en attendant notre vol.


Puis, vers 12 h 30, l’avion a décollé.


Peu après le départ, nous avons eu une vue magnifique sur la zone hôtelière de Cancún.


Vue du ciel, cette longue bande de terre entourée d’eau turquoise est assez spectaculaire.


Je me souviens surtout du sentiment que j’avais en regardant par le hublot.


Je n’aime pas quitter le Mexique.


Je ne l’aimais déjà pas en 2017 et, plusieurs années et plusieurs voyages plus tard, ça n’a absolument pas changé.



Ce que je vois aujourd’hui


Relire ce voyage plusieurs années plus tard est assez fascinant.


Parce que je peux voir deux choses en même temps.


Je vois la voyageuse que j’étais…


et celle que je suis devenue.


À l’époque, le Mexique occupait déjà une place particulière pour moi. J’aimais ses plages, sa chaleur, ses couleurs et cette sensation que j’avais chaque fois que j’y revenais.


Mais je ne savais pas encore jusqu’où cette histoire allait aller.


Au fil des années, j’ai commencé à vouloir voir autre chose que les resorts. J’ai voulu comprendre Cancún au-delà de sa zone hôtelière, découvrir les villes, les quartiers, les sites historiques, les habitudes locales et tous ces endroits dont on parle beaucoup moins dans les brochures.


J’ai commencé à poser plus de questions.


À chercher.


À apprendre.


À retourner aux mêmes endroits avec un regard complètement différent.


Et quelque part entre tous ces voyages, le Mexique est devenu beaucoup plus qu’une destination que j’aimais.


Il est devenu une partie importante de mon travail et de LAVOYAGEUSE.


C’est aussi pour cette raison que je veux conserver mes anciens récits ici.


Ils ne représentent pas toujours ma façon actuelle de voyager. Certains endroits ont changé. Moi aussi, j’ai changé.


Mais ils racontent une partie de mon parcours.


En 2017, je regardais Cancún disparaître sous l’avion en me disant simplement que j’allais revenir.


Je ne savais juste pas encore combien de fois.




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